Petits exfoliants pour peaux grasses et mixtes

Inspirés d’une recette prise sur un blog de cosméto home made, (by Réo) voici ces petits exfoliants pour peaux grasses. Les proportions ne sont pas au point, mais on arrive tout de même à s’en servir.

Beurre de kokum à l’ortie (faire macérer le beurre à chaud avec des feuilles d’ortie séchées réduites en poudre, puis filtrer) (50g)
Huile de jojoba (idéale pour les peaux mixtes et grasses) (20g)
Olivem (6g)
cire de soja (10g)
cire d’abeille (10g)
hydrolat de lavande (10g)
spiruline 1g
ortie en poudre 1g
bardane en poudre 1g
flocons d’avoine en poudre 1g
HE de géranium et de lavande (10 gouttes de chaque)

On obtient des petits exfoliants trop mignons, et qui laissent la peau hydratée, souple et nourrie. Mais, il faudra – dans une prochaine recette – utiliser de la cire émulsifiante qui permet aux exfoliants de se transformer en lait au contact de l’eau. C’est pour cela que c’est raté!!

Crème légère pour peaux mixtes et grasses

Après le soin traitant sans huile, ni alcool, voici la crème de soin, à utiliser la nuit.
Ingrédients et préparation pour 100 g :

Phase huileuse :
20g d’huile : 10g de noisette et 10g de pépins de raisin (idéales pour ce type de peau)
6g de gélisucre.
Incorporer l’huile au gélisucre progressivement. On obtient une gelée visqueuse.

Phase aqueuse :
10 g de gel d’aloé véra
50g d’infusion d’ortie et de bardane
10g d’hydrolat de lavande
Ajouter 10 g d’arrow root (pour son coté matifiant)
Puis, y incorporer de la gomme xanthane (0.2 %), battre immédiatement et laisser gonfler.

Verser ce gel dans le gel huileux progressivement et battre pendant 3 minutes.

Puis y ajouter les actifs : 1g de poudre d’ortie, 1 g de poudre de bardane, 2g de spiruline.

Note sur l’ortie dioïque (urtica) :
Les feuilles contiennent des protéines, des lipides, des vitamines A et C, des sels minéraux (Ca, K, Na, S, Fe, Si, Mn, Cu, etc..), de la chlorophylle, du tanin, du mucilage et des acides organiques. elles se montrent sept fois plus riches en vitamine C que l’orange et trois fois mieux pourvues en fer que les épinards.
Elles sont dépuratives, toniques, astringentes, vasoconstrictrices, hémostatiques, diurétiques.
Donc, en cosmétique, elles sont super pour le traitement des peaux grasses et mixtes.

Soin traitant pour peaux grasses

On m a demandé de confectionner un soin pour une peau très délicate avec des boutons d acné, mais sans points noirs!
J ai donc opté pour une consistance type gel, sans alcool, ni huile, avec une infusion de plantes, des actifs constitués de poudres de plantes uniquement, et de la gomme guar pour le coté gel. Voici le résultat:

Faire une décoction de racines de bardane et une infusion de thym, romarin, sauge et menthe poivrée
En prélever 100 ml

Ajouter 7g de gel d’aloé véra et 3g de gel de graines de lin

Puis, incorporer les actifs suivants:
poudre de bardane (réduire les racines en poudre) 1.2g
poudre de spiruline 1 g

et la gomme guar : 2.8 g

bien mélanger pour éviter les grumeaux

ajouter des huiles essentielles de lavande vraie (10g) et de tea tree (10g)

Ne pas oublier le conservateur.

Cela donne un beau gel vert foncé qui pénètre bien dans la peau et laisse une impression de fraicheur.

J’attends les impressions de la dame…!

Note sur les plantes :

La bardane (arctium) : plante bisannuelle aux racines charnues et tendres qu’il faut ramasser entre l’automne et le début du printemps, avant la reprise de la végétation qui va épuiser leurs réserves. Pour conserver la couleur blanche des racines, il faut – une fois pelées – les mettre à tremper dans de l’eau vinaigrée.
Elles contiennent des sels minéraux (Ca, Mg, P, K, S…), du tanin, une résine, une substance antibiotique et jusqu’à 45 % d’inuline.  Elles sont dépuratives, cholagogues, diurétiques, diaphorétiques, laxatives, et antidiabétiques. On en utilisait déjà au moyen âge.

Cela en fait donc – pour la cosmétique – un antiseptique, un astringent et un purifiant cutané  puissant, utilisé dans le soin des peaux mixtes à grasses.

La spiruline (spirulina platensis) : elle appartient à la familles des cyanobactéries, ou algues bleu vert. Source de protéines d’excellentes qualité, de béta-carotène, d’oméga-6, de phycocyacine donnant la couleur bleu-vert et auquel on attribue une qualité antioxydante, de chlorophylle et de quantités de minéraux. Cela en fait un aliment de grande qualité avec des propriétés anti-vieillissement, et un allié des peaux à imperfections.

Atelier de fabrication de spiruline à La Penne (06)

L’elixir de jeunesse : le vinaigre de cidre de pommes!

Anti-bactérien, antiseptique, anti-viral et anti-fongique, le vinaigre de cidre contient plus de quatre vingt dix nutriments différents.Il est riche en potassium et autres minéraux comme le magnésium, le calcium , le chlore, le cuivre, le fer, le fluor et le sodium. c’est donc un puissant reminéralisant.

Le vinaigre permet de solutionner les problèmes résultant d’un ph trop acide. Il soigne donc les troubles digestifs (posologie : 2 cuillères à soupe dans un verre d’eau avant, pendant ou après les repas), les troubles arthritiques, sanguins, nerveux, les maladies des peaux grasses. Bref, un elixir de VIE!

Je vais donc m’en servir pour mes cheveux fins, mous et l’associer à des plantes soignant ces problèmes : la bardane, le thym, le romarin, la sauge, la lavande, et la cannelle.
Avec 10 grammes de chaque, je fais macérer ces plantes dans 500 ml de vinaigre pendant une semaine. Puis, j’y ajoute un peu d’eau de rose, et du jus de citron.

Quand c’est prêt, je l’applique sur les cheveux comme dernière eau de rinçage et me masse bien le cuir chevelu avec.

Et me voilà avec des cheveux tonifiés, souples et brillants, un vrai régal. Je l’utilise aussi comme lotion tonique pour ma peau après la toilette, c’est pour cette raison que j’y avais aussi ajouté de la bardane.

On peut aussi ajouter des huiles essentielles, comme la lavande ou la rose (à défaut, du bois de rose).

A propos de l’équilibre acido basique, voici deux pages qui résument tout ça très bien:

abc naturopathie

association française de bio-energétique

Tisane bonne nuit

Je ne peux pas m’empêcher de penser que s’attaquer à la racine du mal serait largement plus efficace, mais on ne peut pas toujours, faute de temps (!), et puis parfois, on a accumulé tellement de fatigue qu’il vaut mieux d’abord soigner les symptômes pour ensuite faire le travail en amont et changer ses habitudes, sa façon de penser, son mode de vie et que sais-je encore.

En tous les cas, pour ceux qui n’arrivent pas à dormir, voici un petit mélange que je viens de concocter:

Aubépine (sommités fleuries et fruits séchés), feuilles d’oranger, menthe.

Bonne nuit!

Teintures

Une teinture est, d’après Lieutaghi, le “résultat de la macération d’une ou plusieurs plantes sèches, grossièrement pulvérisées, dans l’alcool. Les proportions habituelles sont de 1 partie de plantes pour 5 d’alcool, ce dernier à 60°C en général. Contact ordinairement pendant 10 jours, en remuant chaque jour. Passer en pressant et filtrer.”

Voici quelques teintures pour des préparations à venir:

Commiphora myrrha Nees : la teinture de myrrhe.

C’est une gomme-résine produite à partir de l’arbre à myrrhe,  arbre aromatique poussant principalement dans les    régions arides du nord-est de l’Afrique (Égypte, Soudan, Somalie, Éthiopie, Érythrée), ainsi que dans la péninsule arabique.

On utilise la teinture surtout pour soigner les irritations des muqueuses de la gorge et de la bouche (aphtes, pharyngites, maux de dents, inflammations des gencives etc..), ainsi que les irritations et blessures cutanées légères.

Je l’utiliserai donc très surement dans la préparation de produits pour l’hygiène dentaire : dentifrices, bains de bouche, gel gingival etc… quant à ses propriétés cicatrisantes, astringentes et antiseptiques, elles me seront d’une grande utilité dans la fabrication de produits masculins : lotion après-rasage par exemple, mais aussi peut être dans des crèmes de soin contre les dermatoses (acné, eczéma, psoriasis etc…).

La teinture de propolis.


L’origine du mot propolis est associée au grec pro qui signifie « devant, en avant de », et polis, « la cité » (allusion à la réduction de l’entrée de la ruche avec de la propolis pour défendre la colonie).

La propolis est un complexe fabriqué par les abeilles à partir de leurs sécrétions et d’une série de substances résineuses, gommeuses et balsamiques. De consistance visqueuse, elle est recueillie par les abeilles sur certaines parties de végétaux.

Dans la ruche, la propolis a de multiples usages. C’est un mortier qui sert au colmatage des fissures ou interstices, à l’étanchéité (face à l’humidité et au développement des moisissures), au renforcement de rayons ou parties défectueuses de la ruche et à la protection de la colonie par la réduction de l’entrée de la ruche. C’est également un vernis aseptisant déposé en fine couche à l’intérieur des cellules avant la ponte de la reine, ou pour lisser les parois intérieures de la ruche. Elle sert aussi à momifier les animaux intrus et morts (rats et souris par exemple) trop gros pour être évacués par les abeilles évitant ainsi leur décomposition.

En raison des résines végétales qu’elle renferme, la propolis est depuis longtemps considérée dans l’herboristerie traditionnelle comme un remède utile pour combattre les infections de toutes sortes, tant par voie interne que par voie externe.

- herpès génital, vaginite.

- gingivite, plaies et infections de la muqueuse buccale. Hygiène buccale et dentaire.

- infection des voies respiratoires

- brulures, plaies et affections de la peau ou des muqueuses.

J’utiliserai donc cette teinture pure ou diluée pendant les périodes de grands froids ou dans mes pommades, baumes et crèmes de soin pour la peau.

La teinture de vanille


Le terme “vanille” vient de l’espagnol “vaina“, qui signifie “gousse“. La vanille provient du vanillier, une plante grimpante des climats tropicaux humides, appartenant à la famille des orchidées.

Cette plante est originaire du Mexique, où elle fut découverte par les Conquistadors. Elle était auparavant déjà

utilisée par les Aztèques. Son fruit, les gousses de vanille, furent ramenées en Europe, pour tenter d’en faire une culture. Ces tentatives échouèrent car le vanillier nécessitait certaines espèces de colibris et d’abeilles pour être fécondé. La vanille commercialisée en Europe provint donc pendant longtemps exclusivement du Mexique. Cela changea au XIXe siècle grâce à un esclave qui inventa la fécondation artificielle des fleurs de vanille. La culture de la vanille put ainsi se développer un peu partout dans le monde. Elle est donc aujourd’hui aussi produite à Madagascar, à la Réunion, en Indonésie, en Chine, à Tahiti, etc.

La gousse de vanille est cueillie à peine mûre, alors qu’elle est encore de couleur verte. Ces gousses longues de 15 à 25 cm renferment une pulpe contenant de petits grains noirs, qui donnent à la vanille tout son arôme. La gousse de vanille subit ensuite une série de traitements:
Elle est tout d’abord plongée dans l’eau bouillante, afin de stopper son processus de maturation. On la fait ensuite sécher jusqu’à ce qu’elle obtienne sa couleur brun foncé. Les différentes gousses sont alors triées, pour être classées en fonction de leur qualité. En moyenne, une année s’écoule entre le moment de la cueillette et celui de la commercialisation. Le prix élevé de la vanille naturelle s’explique par le temps et la main d’œuvre nécessaires pour la produire.

Régénérante, hydratante, nourrissante et adoucissante, la vanille a bien toute sa place dans les soins cosmétiques. J’utiliserai la teinture dans mes crèmes et soin douceur de la peau et dans mes préparations pour le bain. Mmmhhh…

Pour la préparation de la teinture:

Fendre deux gousses dans le sens de la longueur et les plonger dans 100 ml d’alcool à 60°C.
Remuer pendant 15 jours, passer et filtrer.

Sources :
P. Lieutaghi, Le Livre des bonnes herbes, Actes sud, 1996.
wikipédia
Passeportsanté
Linternaute

Lotion très simple “visage et cheveux”

Faire une infusion de sauge, filtrer, ajouter un  jus de citron.

Ces préparations conviennent très bien aux cheveux fins et mous, la sauge étant un tonique notoire.

La lotion peut également servir pour le visage, une autre des nombreuses propriétés médicinales de la sauge étant de traiter les plaies rebelles qu’elle déterge et cicatrise.

Le citron, quant à lui, “ajouté à la dernière eau de rinçage, rend les cheveux souples et brillants” (Larousse des plantes qui guérissent).

Sur le visage, le jus (pur ou dilué) est recommandé contre les points noirs qui ponctuent les peaux grasses.

Masque capillaire à la sauge

D’après Pierre lieutaghi “la teinture de sauge (faire macérer, pendant 10 jours, les feuilles sèches dans cinq fois leur poids d’alcool à 60°C) mêlées au rhum à parts égales, donne de bons résultats dans la chute des cheveux et dans tous les soins du cuir chevelu.

N’ayant pas encore préparé la teinture, je me suis amusée à préparer un masque pour mes cheveux (plutôt fins):
Faire chauffer au bain marie 2 cuillères à soupe de macérat huileux de sauge (dans pépins de raisin)
Ajouter 1 cuillère à soupe de miel de sauge
Puis 3 cuillère à soupe de gel d’aloé véra
Bien mélanger.
Ajouter 5 gouttes d’huiles essentielles (sauge, citron)

Baume à lèvres à la sauge

J’adore la sauge! Au début de l’hiver, j’ai réalisé un beurre à la sauge en faisant macérer des feuilles sèches de Salvia Officinalis  dans du beurre de kokum (technique à chaud) et m’enivrais de cette odeur forte à chaque fois que je passais devant le bocal. Je ne suis pas très douée pour décrire les odeurs, mais celle-ci me montait directement au cerveau tout en faisant pression sur mon pubis à la fois… voyez comme l’herboristerie peut être une discipline très stimulante à tous points de vue…

Je voulais donc en faire quelque chose de cette sauge…
Je savais déjà que, en externe, les feuilles sont résolutives, antiseptiques et cicatrisantes et j’avais déjà utilisé de la poudre de feuilles sèches dans un excellent dentifrice (voir l’article en question ici).
En jetant un œil sur l’ouvrage de Pierre Lieutaghi, Le Livre des Bonnes Herbes, je lis avec surprise que mon ressenti corporel se voit renforcé et vérifié par les mots de ce cher auteur: “La sauge possède au plus haut degré les vertus stimulantes du romarin et de la lavande. On l’utilise dans les troubles nerveux cités à propos de ces plantes : (…) états dépressifs, neurasthénie.” p. 413

J’ai donc voulu concocter par pure gourmandise un quelque chose aux vertus cicatrisantes, et qui, par son odeur, mêlerait les vertus stimulantes de cette plante. j’ai donc pensé à un … baume!!

Voici la recette, mais, prise à court d’ingrédients, je suis un peu déçue du résultat : la texture ne me semble pas assez “résineuse”. Tout d’abord, le baume n’est pas assez odorant, le côté boisé de la sauge est trop léger. Ensuite, la texture en elle même est trop épaisse et lisse à la fois. Je pense que j’utiliserais moins de beurre de karité, qui donne un côté trop “élastique” et pâteux à la chose, et le remplacerait par de l’huile bien macérée.

Mais voici les ingrédients:

Cire d’abeille : 20%
Macérat très chargé de sauge (sur noisette) : 40 %
Beurre de karité : 20%
Beurre de kokum à la sauge : 20 %

Baume pour Faustine

Faustine a quinze jours… Joli bébé qui, aux dires de sa maman, ne supporte pas bien les couches. Voici donc un baume cicatrisant pour ses fesses:

Cire d’abeille : 15%
Huiles: 70%
Macérat de consoude (sur jojoba… quel luxe!) 30g
Macérat de calendula et de camomille (sur noisette) 30g
Macérat de sauge (sur noisette) 10g
Beurres: 15%
Macérat de consoude et de camomille (sur karité) 8.5g
Macérat de calendula (sur kokum) 3.5g
Macérat de sauge (sur Kokum) 3g

et pour l’odeur: deux C.C. d’eau de rose et deux gouttes de lavande (rien du tout pour un pot de 100g)

Avec seulement 15 % de cire d’abeille, ce baume n’est pas gras du tout. L’huile de jojoba permet une texture très fine et non grasse, idéale pour les fesses de Faustine! Enfin,  j’attends son verdict!